flash info 03.07

 

Les dirigeants de l’UE ont décidé en 2014 d’améliorer l’efficacité énergétique, au niveau de l’Union européenne, d’au moins 27% à l’horizon 2030.

Objectif climatique, il s’agit aussi d’une orientation stratégique pour réduire la dépendance de l’Europe aux importations d’énergie, et renforcer ainsi notre sécurité énergétique dans le contexte géopolitique actuel.

53% de l’énergie consommée dans l’UE est importée, pour un coût annuel d’environ 400 milliards d’euros, ce qui fait de l’UE le principal importateur d’énergie au monde.

Proposant d’aller plus loin et d’être encore plus ambitieux, la Commission européenne a présenté fin novembre 2016 un paquet de mesures législatives, contenant notamment la proposition d’un objectif contraignant de 30% au niveau de l’UE en matière d’efficacité énergétique. La semaine dernière, la France et l’Allemagne ont défendu cet objectif lors de la réunion des ministres de l’énergie de l’UE.

 

Créer 400 000 emplois

En matière économique, porter l’objectif d’efficacité énergétique à 30% pourrait créer jusqu’à 70 milliards d’euros de richesse supplémentaire et 400 000 emplois.

Dans son ensemble, la politique européenne sur l’énergie et le climat pour 2030 pourrait conduire à une augmentation du PIB de l’UE allant jusqu’à 1 % d’ici 2030.

Dans le secteur du bâtiment, l’accroissement des mesures d’efficacité énergétique renforcerait la compétitivité des entreprises européennes (en particulier dans le domaine de l’isolation) en créant un surcroît d’activité pour les PME sur le marché de la rénovation des bâtiments se chiffrant dans une fourchette de 80 à 120 milliards d’euros d’ici 2030.

 

Sortir de la précarité énergétique jusqu’à 3 millions de ménages dans l’UE

Les bâtiments représentent 40 % de la consommation d’énergie en Europe. 75% des logements de l’UE présentent un faible rendement énergétique, et leur taux annuel de rénovation n’est que de 1% par an environ.

La révision en cours des directives sur l’efficacité énergétique et sur la performance énergétique des bâtiments a pour but d’accélérer le taux de rénovation des bâtiments existants et d’aider à sortir de la précarité énergétique de 515 000 à 3,2 millions de ménages dans l’UE (sur un total de 23,3 millions de ménages concernés).

Passer d’un objectif d’efficacité énergétique de 27% à 30% en 2030 se traduirait donc par un surplus d’activité économique dans cette filière, créatrice d’emplois, et un effort plus soutenu pour aider les ménages les plus vulnérables à sortir de la précarité énergétique. Le signal envoyé serait aussi et surtout politique, au moment où les Etats-Unis se retirent de l’Accord de Paris sur le climat. Montrer une ambition européenne en relevant nos objectifs de réduction de la consommation d’énergie affirmerait la volonté de l’Union européenne d’assurer le leadership de la transition énergétique et de relever le défi climatique.

 

[vc_empty_space height=”32px”]